L’évolution de l’homme

Les possibilités d’évolution de l’homme

 auteur: Patrick Murer

Deux possibilités s’offrent à l’homme:

  1. essayer de devenir conscient de qui il est réellement.

  2. suivre le rythme collectif, le peuple, et rester lié au sort du monde, au Karma (loi de la cause à effet)

Voilà très clairement les possibilités dont l’homme dispose. La deuxième solution est évidemment la plus simple. On ne fait pas trop d’efforts et on ne se remet pas en question. Ceci a comme conséquence de renforcer l’égo (je veux).

L’égo n’a de toute manière aucun intérêt à ce que l’on suive une quelconque forme d’évolution, car il pourrait y perdre sont emprise et son pouvoir.

Les Yogis disent que, si l’on ne fait rien, on reste attaché au sort du monde, au Karma.

L’initiation dans les cultures traditionnelles :

Chez les Celtes, les Amérindiens et bien d’autres peuples, les jeunes recevaient une initiation.
Cette initiation leur faisait apparaître qui ils étaient réellement.

On leur faisait boire un breuvage à base de champignons qui les plongeaient dans un état de transe leur laissant apparaître en rêve à quoi correspondait le programme inscrit dans leur âme.

Le but de l’homme est de retrouver ce programme et de réaliser sa véritable destiné

En Amazonie on utilise entre autre à cet effet jusqu’à nos jours l’ « Ayawaska » (breuvage à base de plantes).

Grâce à cette initiation chacun avait sa juste place au sein du clan qui lui permettait d’évoluer spirituellement tout en menant une vie normale.

Exemples : l’un se voyait soigner, l’autre chasser, un autre inventait, réalisait de nouveaux outils, un autre était artiste, etc.

Toutes ces civilisations qui fonctionnaient sur ce principe ont été persécutées, poursuivies, exterminées, sauf quelques rares exceptions.

En Europe, il ne faut pas oublier la chasse aux sorcières qui aurait coûté la vie à environ 80 000 personnes.

Souvent ces femmes ou ces hommes détenaient la connaissance des plantes, de la spagyrie (basée sur les principes de l’alchimie), du magnétisme, de la guérison, de l’astrologie, de la magie. Ils devenaient donc gênants. Pour qui ?

En Égypte, on a détruit volontairement les fresques qui révélaient certains secrets. Il ne faut pas oublier les bibliothèques qui ont brûlé, comme Alexandrie, Strasbourg et bien d’autres.

L’Inde n’a pas échappée à une chasse aux maîtres et enseignants à une certaine époque. Les temples et lieux sacrés ont été fouillés, pillés et souvent dévastés .

La pratique ancestrale du Yoga était également visée. Comme les maîtres de la lignées des Natha n’ont pas de temples ni de lieux précis d’enseignement, il fut impossible de retrouver qui que se soit. Encore de nos jours il est interdit de prononcer le nom du maître, sauf s’il est mort depuis plusieurs année. Grâce à cela l’enseignement a pu être transmis à ce jour.

Les Natha ont donc survécu à cette persécution et de ce fait, ils ont su garder l’enseignement authentique de maître à disciple.
A retenir !


Le Yoga de lignées traditionnelles et les Maîtres :

Les yoga traditionnels ont su garder leurs pratiques d’origine comprenant les souffles, les visualisations,  les concentrations et toutes les pratiques de nettoyage puissantes qui agissent sur le corps physique, énergétique et mental.

Pour pratiquer un yoga traditionnel comme celui des Natha, il faut de la volonté. Si on ne l’a pas déjà, il faut se la forger.

Natha signifie le passeur, celui qui transmet la connaissance.

L’enseignement de cette lignée peut amener l’homme à sortir de l’illusion et apporter la compréhension de sa vraie nature.

     Comment ?

1) En travaillant sur les trois granthis (les trois nœuds : de l’animalité, de l’égo et de l’intellect). Par cet exercice on purifie  trois chakras, celui de la base, du cœur et du front. Il y a diverses méthodes pour le faire, mais en voilà une :

                                             Postures réalisées par Silvia Schmitt

                                     Base                                Coeur                               Front

2) En sortant du mental collectif qui est véhiculé notamment par le rythme de l’heure, de la minute, et de la seconde.

     Comment ?

En respirant selon un rythme qui est le matra et qui correspond à environ une seconde et demie.

3)  En nettoyant les chakras (centres d’énergie), le canal central et les nadis latéraux Ida et Pingala (canaux subtils).

     Comment ?

Avec des souffles, des visualisations et des trajets que l’on suit mentalement.

4) En utilisant de moins en moins d’air par des techniques de non souffle.

    Comment ?

Par le Pranayama (contrôle du souffle) et en utilisant des techniques qui nous amènent de la concentration à la méditation. Souvent on confond les deux. Ces exercices se pratiquent sur un minimum de 25 à 30 minutes, ce que l’on appelle un Gatika.

Si le mental ordinaire s’efface, on accède au mental supérieur.

Pratiquer les postures en intégrant souffles, visualisations, mudras (gestes), bandhas (ligatures), mantras (sons) amène les pratiquants à d’autres niveaux de compréhension que lorsqu’on utilise uniquement la partie physique des asanas (positions du corps).

Celui qui pratique le hatha yoga selon la tradition des Natha  une fois par semaine 1h 30

  • gagnera en souplesse,
  • améliorera sa santé,trouvera un meilleur équilibre psychique,
  • retrouvera un souffle énergétique puissant,
  • deviendra moins vulnérable au stress, car il renforcera ses couches énergétiques et de ce fait deviendra moins vulnérable à son environnement proche. Il ne sera plus une éponge qui absorbera les angoisses et le stress des autres.

Le Natha Yoga  utilise le Yoga Nidra, une sorte de rêve éveillé avec un thème. C’est un excellent outil de connaissance.

Une autre technique de connaissance de sa vraie nature est « neti neti » (je ne suis pas ceci, je ne suis pas cela), une pratique où par élimination on se rend compte qui on est réellement.

Quand tous les chakras sont nettoyés, les plus gros blocages éliminés, il ne reste plus qu’à se mettre dans l’immobilité par la concentration : par exemple sur un yantra ou sur sa propre respiration, ce qui amène à la méditation et à une respiration fine, subtile (micro-souffle). Avec de la chance, le souffle peut s’effondrer complètement . C’est ainsi que l’on peut avoir accès à sa véritable nature, au Soi.

Cher lecteur qui avez pris le temps de lire jusqu’à cette conclusion, je vous souhaite une excellente  pratique de Yoga !

Peut-être que je vous ai donné envie de pratiquer pour vous redécouvrir. Je vous invite à un cour gratuit !

                                                                                                                   Patrick Murer

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